[Union européenne]
Le 21 septembre 2026 ont été publiés au Journal officiel de l’Union européenne deux règlements qui simplifient le cadre de reporting de durabilité issu de la directive (UE) 2022/2464 sur la publication d’informations en matière de durabilité (« CSRD ») :
Pour les employeurs, l’enjeu principal porte sur les données sociales.
Entreprises soumises à la CSRD : un reporting RH recentré sur l’essentiel
Les ESRS révisées renforcent le principe de matérialité : seules les informations significatives au regard de l’activité, du secteur et des risques de l’entreprise doivent être publiées. Les informations non matérielles sont en principe exclues, sauf si elles sont clairement identifiées comme complémentaires.
Les données sur la main-d’œuvre restent au cœur du rapport. Elles couvrent notamment :
Les nouvelles normes s’appliquent aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2027. Pour 2026, les entreprises déjà soumises peuvent appliquer les anciennes ou les nouvelles normes, à condition d’indiquer leur choix.
Les entreprises qui débutent leur reporting de durabilité peuvent omettre, lors de leur premier exercice de reporting, certaines données complexes : non-salariés, couverture conventionnelle hors EEE, protection sociale, handicap, formation, maladies professionnelles, jours perdus et congés familiaux. Les effectifs, la rémunération et les accidents du travail restent exigés dès la première année.
Fournisseur d’une entreprise soumise à la CSRD : moins de questionnaires ESG
À compter des exercices ouverts le 1er janvier 2027, une entreprise soumise à la CSRD ne pourra plus exiger de ses partenaires comptant jusqu’à 1.000 salariés des informations dépassant le plafond chaîne de valeur, notamment :
En résumé
Les ESRS révisées allègent la charge déclarative des entreprises soumises à la CSRD grâce à un filtre de matérialité renforcé et à des mesures transitoires. Pour les entreprises jusqu’à 1.000 salariés, l’avancée majeure réside dans la possibilité de refuser les demandes ESG excessives de leurs grands clients. Dans tous les cas, la qualité et la fiabilité des données RH restent au cœur du dispositif.
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[1] Le plafond chaîne de valeur limite les informations qu’une entreprise soumise à la CSRD peut exiger, pour son reporting, de ses partenaires de 1.000 salariés au plus.
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